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Une parabole : la brebis égarée

Publié le par Sophie Richard-Lanneyrie

Quand on regarde la série « The Chosen », on est interpellé par les paraboles de Jésus.

Les paraboles de Jésus sont de véritables petits trésors de sagesse : elles semblent simples, mais elles révèlent souvent plusieurs niveaux de lecture. Tout comme les mythes du philosophe Platon.

Quand on lit toutes les paraboles ensemble, on découvre qu’elles parlent presque toujours des mêmes grands thèmes : comment grandir, comment aimer, comment traverser les épreuves, ce que nous faisons de nos dons, ce qui mérite vraiment d’être recherché, ce qui doit être retrouvé…

En réalité, elles racontent toutes le même voyage : celui de l’âme humaine.

On y retrouve la structure des grands récits symboliques que l’on rencontre partout dans le monde : partir, chercher, tomber, apprendre, retrouver un trésor et revenir transformé.

C’est peut-être pour cela que les paraboles de Jésus continuent à parler à tant de lecteurs deux mille ans plus tard. Elles ne s’adressent pas seulement à l’intelligence ; elles parlent directement à l’imaginaire et au cœur.

Je vous propose d’en aborder certaines au fil de ce blog, que l’on retrouve d’ailleurs dans la série pour expliquer et mettre en lumière ce partage de savoir universel qui dépasse les religions.

Etudions : La brebis égarée

Jésus raconte : Un berger possède cent brebis. L'une d'elles s'égare. Alors il laisse les quatre-vingt-dix-neuf autres et part à la recherche de celle qui est perdue. Lorsqu'il la retrouve, il la ramène avec joie sur ses épaules. (Évangile selon Luc 15,3-7)

Que signifie-t-elle ?

À première vue, cela paraît étrange. Pourquoi abandonner quatre-vingt-dix-neuf brebis pour une seule ? Parce que pour Dieu, aucune âme n'est remplaçable. 

Nous avons parfois tendance à penser : "Je ne suis qu'une personne parmi des milliards." 

Cette parabole répond :"Non. Tu es unique."

Lecture intérieure

La brebis perdue peut aussi être une partie de nous-même. Une passion abandonnée. Un rêve oublié. Une blessure que nous refusons de regarder. Et toute la vie consiste parfois à retrouver cette "brebis intérieure".

Lire aussi : Cette parabole fait suite à la parabole des Talents Lire La parabole des Talents

 

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La parabole des talents

Publié le par Sophie Richard-Lanneyrie

 Quand on regarde la série « The Chosen», on est interpellé par les paraboles de Jésus.

Les paraboles de Jésus sont de véritables petits trésors de sagesse : elles semblent simples, mais elles révèlent souvent plusieurs niveaux de lecture. Tout comme les mythes du philosophe Platon.

Quand on lit toutes les paraboles ensemble, on découvre qu’elles parlent presque toujours des mêmes grands thèmes : comment grandir, comment aimer, comment traverser les épreuves, ce que nous faisons de nos dons, ce qui mérite vraiment d’être recherché, ce qui doit être retrouvé…

En réalité, elles racontent toutes le même voyage : celui de l’âme humaine.

On y retrouve la structure des grands récits symboliques que l’on rencontre partout dans le monde : partir, chercher, tomber, apprendre, retrouver un trésor et revenir transformé.

C’est peut-être pour cela que les paraboles de Jésus continuent à parler à tant de lecteurs deux mille ans plus tard. Elles ne s’adressent pas seulement à l’intelligence ; elles parlent directement à l’imaginaire et au cœur.

Je vous propose d’en aborder certaines au fil de ce blog, que l’on retrouve d’ailleurs dans la série pour expliquer et mettre en lumière ce partage de savoir universel qui dépasse les religions.

Etudions : La parabole des talents

 

Elle se trouve dans l'Évangile selon Matthieu 25,14-30.

L'histoire

Un homme riche s'apprête à partir pour un long voyage. Avant de partir, il confie ses biens à trois serviteurs. À l'un, il donne cinq talents. À un autre, deux talents. Au troisième, un seul talent. À l'époque, un talent n'était pas une aptitude mais une énorme somme d'argent. Le maître distribue à chacun selon ses capacités. Puis il part.  Le premier serviteur fait fructifier ses cinq talents et en gagne cinq autres.  Le deuxième fait de même avec ses deux talents et en gagne deux autres. Mais le troisième a peur. Il creuse un trou dans la terre et y cache le talent qui lui a été confié. Il ne perd rien, mais il ne gagne rien non plus. 

Après longtemps, le maître revient. Il félicite chaleureusement les deux premiers : « C'est bien, bon et fidèle serviteur. Tu as été fidèle en peu de choses, je t'en confierai de plus grandes. Entre dans la joie de ton maître. » Puis vient le troisième. Il restitue simplement le talent reçu : « J'avais peur. Alors je l'ai caché dans la terre. Voici ce qui t'appartient. » Le maître lui reproche alors de n'avoir rien fait de ce qui lui avait été confié.

Le sens traditionnel

Dieu confie à chacun des dons, des capacités, des responsabilités. L'important n'est pas la quantité reçue. L'important est ce que l'on en fait. Celui qui a reçu cinq talents n'est pas plus aimé que celui qui en a reçu deux. Les deux reçoivent exactement la même récompense.

Pourquoi ? Parce qu'ils ont utilisé ce qui leur avait été donné.

Une lecture très profonde

Le personnage tragique n'est pas le paresseux. C'est le peureux. Il dit : " J'avais peur". C'est la peur qui l'empêche d'agir. La peur d'échouer. La peur de se tromper. La peur de perdre. La peur du jugement.

Combien de livres n'ont jamais été écrits à cause de la peur ? Combien d'artistes n'ont jamais créé ? Combien de personnes n'ont jamais suivi leur vocation ?

Cette parabole prend une couleur particulière pour les artistes

Les talents ne sont pas seulement des compétences.

Ce sont :

  • Le goût pour la transmission 
  • L'imagination 
  • Le sens du symbole 
  • L'écoute des autres 
  • La capacité à rendre accessibles des sujets complexes

La question que pose cette parabole est : « Que fais-tu de ce qui t'a été confié ? ». Pas : « Es-tu parfaite ? ». Pas : « As-tu réussi plus que les autres ? ». Simplement : « Fais-tu fructifier ce que tu as reçu ? ».

Un détail magnifique

Le mot « talent » a fini par changer de sens grâce à cette parabole. À l'origine, c'était une monnaie. Aujourd'hui, quand nous parlons d'un talent artistique, littéraire ou pédagogique, c'est indirectement à cause de cette histoire de Jésus.

La leçon en une phrase

Si je devais résumer cette parabole en une seule phrase, ce serait :

Le plus grand risque n'est pas d'échouer ; c'est de laisser dormir les dons qui nous ont été confiés.

Et je crois que c'est l'une des raisons pour lesquelles cette parabole touche autant les écrivains, les artistes, les enseignants et tous ceux qui sentent qu'ils ont quelque chose à transmettre au monde. 

D'ailleurs, il existe une autre parabole moins connue mais absolument magnifique : celle de la brebis perdue, qui montre comment Jésus considère chaque être humain comme unique et précieux. C'est l'une des plus tendres de toutes.

Je la développe dans un autre post. 

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La parabole du « mauvais riche » ou le riche et Lazare.

Publié le par Sophie Richard-Lanneyrie

Quand on regarde la série « The Chosen », on est interpellé par les paraboles de Jésus.

Les paraboles de Jésus sont de véritables petits trésors de sagesse : elles semblent simples, mais elles révèlent souvent plusieurs niveaux de lecture. Tout comme les mythes du philosophe Platon.

Quand on lit toutes les paraboles ensemble, on découvre qu’elles parlent presque toujours des mêmes grands thèmes : comment grandir, comment aimer, comment traverser les épreuves, ce que nous faisons de nos dons, ce qui mérite vraiment d’être recherché, ce qui doit être retrouvé…

En réalité, elles racontent toutes le même voyage : celui de l’âme humaine.

On y retrouve la structure des grands récits symboliques que l’on rencontre partout dans le monde : partir, chercher, tomber, apprendre, retrouver un trésor et revenir transformé.

C’est peut-être pour cela que les paraboles de Jésus continuent à parler à tant de lecteurs deux mille ans plus tard. Elles ne s’adressent pas seulement à l’intelligence ; elles parlent directement à l’imaginaire et au cœur.

Je vous propose d’en aborder certaines au fil de ce blog, que l’on retrouve d’ailleurs dans la série pour expliquer et mettre en lumière ce partage de savoir universel qui dépasse les religions.

Etudions : Le « mauvais riche » : le riche et Lazare.

 

Elle se trouve dans l'Évangile selon Luc 16,19-31.

L'histoire

Il y avait un homme très riche. Il s'habillait de pourpre et de lin fin, les vêtements les plus luxueux de son époque. Il faisait chaque jour de somptueux festins. Devant sa porte se trouvait un pauvre nommé Lazare. Lazare était couvert d'ulcères. Il avait faim. Il espérait simplement recevoir les miettes tombant de la table du riche. Même les chiens venaient lécher ses plaies. 

Puis les deux hommes moururent. Lazare fut porté auprès d'Abraham dans le Royaume de Dieu. 

Le riche, lui, se retrouva dans un lieu de souffrance. Voyant Lazare de loin auprès d'Abraham, il demanda : « Père Abraham, envoie Lazare tremper le bout de son doigt dans l'eau pour rafraîchir ma langue. » Mais Abraham répondit : « Pendant ta vie, tu as reçu tes biens, tandis que Lazare a connu les maux. Maintenant il est consolé et toi tu souffres. »

Le riche supplia alors : « Alors envoie Lazare prévenir mes frères afin qu'ils ne viennent pas ici ! » Abraham répondit : « Ils ont Moïse et les prophètes ; qu'ils les écoutent. » Et lorsque le riche dit qu'un mort ressuscité les convaincrait davantage, Abraham conclut : « S'ils n'écoutent pas Moïse et les prophètes, ils ne seront pas convaincus même si quelqu'un ressuscite d'entre les morts. »

Que reproche Jésus au riche ?

Fait remarquable : Jésus ne dit jamais que le riche était malhonnête, voleur ou violent. Son péché est plus subtil. Il est indifférent. Chaque jour, il passe devant Lazare sans le voir. Le pauvre est à sa porte, mais il n'existe pas pour lui.

Le vrai problème

Ce n'est pas la richesse en elle-même. C'est le cœur fermé. Le riche vit dans l'abondance alors qu'un homme souffre juste devant lui. Il ne manque pas d'argent. Il manque de compassion.

Une lecture spirituelle

Lazare signifie en hébreu : « Dieu aide ».

Lazare représente tous ceux qui semblent oubliés :

  • Les pauvres 
  • Les exclus 
  • Les malades 
  • Les personnes seules 
  • Ceux que la société ne regarde plus

Le riche représente l'être humain qui vit dans son confort et ne voit plus la souffrance autour de lui.

Une lecture intérieure

Comme souvent chez Jésus, les personnages peuvent aussi représenter des parties de nous-mêmes. 

Le riche peut symboliser notre ego, notre confort, nos habitudes.

Lazare peut représenter une part blessée de notre âme que nous laissons à la porte sans l'écouter.

La parabole nous demande : Qu'est-ce qui, en moi, est affamé, abandonné ou oublié ?

La phrase finale est fascinante

« Même si quelqu'un ressuscite d'entre les morts, ils ne seront pas convaincus ».

Pour les chrétiens, cette phrase est souvent vue comme une annonce de la propre résurrection de Jésus. Jésus semble dire : « Le problème n'est pas le manque de signes. Le problème est la fermeture du cœur. » On peut voir des miracles et rester aveugle. On peut recevoir la vérité et ne pas vouloir la regarder.

Cette parabole est particulièrement actuelle. Elle ne condamne pas la réussite, mais elle nous rappelle que la valeur d'une vie ne se mesure pas à ce que nous possédons, mais à notre capacité à voir ceux qui sont assis devant notre porte.

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Une parabole : Le grain de moutarde

Publié le par Sophie Richard-Lanneyrie

Quand on regarde la série «The Chosen», on est interpellé par les paraboles de Jésus.

Les paraboles de Jésus sont de véritables petits trésors de sagesse : elles semblent simples, mais elles révèlent souvent plusieurs niveaux de lecture. Tout comme les mythes du philosophe Platon.

Quand on lit toutes les paraboles ensemble, on découvre qu’elles parlent presque toujours des mêmes grands thèmes : comment grandir, comment aimer, comment traverser les épreuves, ce que nous faisons de nos dons, ce qui mérite vraiment d’être recherché, ce qui doit être retrouvé…

En réalité, elles racontent toutes le même voyage : celui de l’âme humaine.

On y retrouve la structure des grands récits symboliques que l’on rencontre partout dans le monde : partir, chercher, tomber, apprendre, retrouver un trésor et revenir transformé.

C’est peut-être pour cela que les paraboles de Jésus continuent à parler à tant de lecteurs deux mille ans plus tard. Elles ne s’adressent pas seulement à l’intelligence; elles parlent directement à limaginaire et au cœur.

Je vous propose d’en aborder certaines au fil de ce blog, que l’on retrouve d’ailleurs dans la série pour expliquer et mettre en lumière ce partage de savoir universel qui dépasse les religions.

Etudions : Le grain de moutarde.

Jésus dit : «Le Royaume des cieux est semblable à un grain de moutarde, la plus petite des graines, qui devient un grand arbre» (Évangile selon Matthieu 13,31- 32).

Signification

Les grandes transformations commencent souvent par quelque chose d’infime :

  • une idée
  • une intuition
  • une rencontre
  • une décision

Ce qui paraît insignifiant aujourd’hui peut devenir immense demain.

Application

Cette parabole est particulièrement encourageante pour les écrivains, enseignants et passeurs de savoirs.

Un simple mot peut changer une vie.

 

 

 

 

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Une parabole : la perle de grand prix

Publié le par Sophie Richard-Lanneyrie

Quand on regarde la série "The Chosen", on est interpellé par les paraboles de Jésus.

Les paraboles de Jésus sont de véritables petits trésors de sagesse : elles semblent simples, mais elles révèlent souvent plusieurs niveaux de lecture. Tout comme les mythes du philosophe Platon.

Quand on lit toutes les paraboles ensemble, on découvre qu’elles parlent presque toujours des mêmes grands thèmes : comment grandir, comment aimer, comment traverser les épreuves, ce que nous faisons de nos dons, ce qui mérite vraiment d’être recherché, ce qui doit être retrouvé…

En réalité, elles racontent toutes le même voyage : celui de l’âme humaine.

On y retrouve la structure des grands récits symboliques que l’on rencontre partout dans le monde : partir, chercher, tomber, apprendre, retrouver un trésor et revenir transformé.

C’est peut-être pour cela que les paraboles de Jésus continuent à parler à tant de lecteurs deux mille ans plus tard. Elles ne s’adressent pas seulement à l’intelligence ; elles parlent directement à l’imaginaire et au cœur.

Je vous propose d’en aborder certaines au fil de ce blog, que l’on retrouve d’ailleurs dans la série pour expliquer et mettre en lumière ce partage de savoir universel qui dépasse les religions.

Etudions : La perle de grand prix

Jésus dit : « Le Royaume des cieux est encore semblable à un marchand qui cherche de belles perles. Ayant trouvé une perle de grand prix, il s’en alla vendre tout ce qu’il possédait et l’acheta » (Évangile selon Matthieu 13,45- 46).

Signification : La perle représente ce qu’il y a de plus précieux dans l’existence : la vérité, Dieu, le Royaume des cieux, ou encore la découverte de sa véritable vocation.  

Le marchand reconnaît immédiatement la valeur de cette perle. Il est prêt à abandonner tout le reste pour l’obtenir.

Lecture symbolique : Cette parabole nous enseigne que certaines découvertes ont une valeur si grande qu’elles changent toute une vie : 

  • Une rencontre spirituelle
  • Une mission d’âme
  • Une vérité profonde sur soi-même
  • Un appel intérieur

Lorsqu’on découvre sa « perle », le reste devient secondaire.

A méditer.

 

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Le véritable danger de l’IA c'est l'absence de pensée humaine

Publié le par Sophie Richard-Lanneyrie

« Le monde est plein de dangers mais aucun n'est plus formidable que l'homme » écrivait Sophocle, il y a plus de 2500 ans !

A l’origine, la technique est née du besoin de survivre.

C’était un moyen permettant à l’être humain de s'adapter à son milieu, à un monde parfois hostile.  

Il a créé la roue qui a permit les récoltes. Il a inventé les moyens de communication qui ont permis le partage du savoir et des cultures. Il a connu les révolutions industrielles et le siècle des Lumières.

Au fil du temps, ce qui devait être un outil d'émancipation, est devenue un puissant instrument de maîtrise et de transformation du monde, parfois jusqu'à se muer en outil de domination et d'exploitation, non seulement de la nature, mais aussi de l'homme et de ses semblables.

Cette route risque de nous faire oublier l'essentiel. D'autres chemins peuvent être empruntés.

Heidegger nous invite à comprendre que cette vision du monde n'est pas une fatalité : elle est historique et pourrait être autrement.

L'homme est doté d'une pensée

Pourtant, le véritable danger n'est pas la machine elle-même, mais l'usage que l'être humain en fait.

Depuis toujours, ce qui distingue l'homme de l'animal est sa capacité à réfléchir, à raisonner, à imaginer, à exercer son libre arbitre.

La pensée est l'un des fondements de notre humanité.

Si nous déléguons entièrement cette faculté à une intelligence artificielle, nous renonçons à ce qui fait notre singularité. L’Homme perd cette spécificité et se range au même niveau qu'un animal.

C'est donc une régression dans l'évolution.

L'IA ne devrait jamais remplacer notre réflexion. Elle devrait au contraire l'enrichir.

L'IA doit être un formidable accélérateur de savoir mais pas remplacer la pensée humaine

Utilisée avec discernement, elle devient un formidable propulseur d'idées, un accélérateur de savoir et de connaissances et un outil d'exploration intellectuelle.

Elle peut nous aider à aller plus loin, plus vite, mais elle ne doit pas penser à notre place.

Le progrès ne consiste pas à confier notre intelligence à la machine, à mettre la technique au service de l'homme, sans jamais oublier que l'être humain est une finalité et non un simple rouage au service d'un système.

Il consiste à utiliser la puissance de la machine pour développer davantage notre propre intelligence.

Le danger n'est pas la technologie elle-même, mais la tentation de réduire l'homme à une ressource ou à une fonction, en oubliant sa capacité propre à penser, créer et donner du sens.

Les idées de Platon à l'ère du numérique

Il y a plus de deux mille ans, Platon affirmait que le monde que nous percevons avec nos sens n'est qu'une image imparfaite d'une réalité plus profonde : celle des Idées. Pour lui, derrière chaque chose particulière existe un modèle idéal, plus vrai et plus durable que les apparences.

À l'heure des réseaux sociaux, des images générées par intelligence artificielle et de l'information instantanée, cette réflexion reste étonnamment actuelle. Nous sommes entourés d'images, d'opinions et de représentations qui peuvent parfois nous éloigner de la réalité plutôt que nous en rapprocher. Comme les prisonniers de l'allégorie de la caverne, nous risquons de confondre les ombres avec les choses elles-mêmes.

La leçon de Platon est une invitation à exercer notre esprit critique, à chercher la vérité au-delà des apparences et à ne jamais cesser de réfléchir par nous-mêmes. Dans un monde où les machines peuvent produire des réponses en quelques secondes, la véritable sagesse consiste peut-être moins à accumuler des informations qu'à apprendre à discerner ce qui est juste, vrai et bon.

L'IA peut fournir des informations, mais la recherche du vrai, du bien et du sens demeure une responsabilité profondément humaine.

Le défi du futur

Le défi n'est donc pas de rejeter la technique, mais de veiller à ce qu'elle reste au service de l'humain, car l'homme ne doit jamais être considéré comme un simple moyen, mais toujours comme une fin en soi.

L'avenir n'appartient donc pas à l'homme qui cesse de penser, mais à celui qui met la technologie au service de sa réflexion, de sa créativité et de sa conscience.

Ainsi la préoccupation exprimée par Pape Léon XIV : la technologie doit demeurer un outil au service de la dignité humaine, et non devenir un substitut à la responsabilité, au discernement et à la sagesse de l'homme.

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La solitude des réactions unilatérales dans les relations humaines

Publié le par Sophie Richard-Lanneyrie

Les relations humaines sont compliquées.

J'ai longtemps considéré la communication comme un échange simple : un émetteur parle à un récepteur, qui lui répond. Cette réponse crée ce que l'on appelle le « feedback », et c'est précisément cette boucle qui fait naître la communication.

Pourtant, je me rends compte aujourd'hui que, dans de nombreuses situations, les gens prennent des décisions de manière unilatérale. Il n'y a plus de dialogue, plus de réflexion commune. Chacun réfléchit avec lui-même plutôt qu'avec l'autre. Puis la décision tombe. Elle est prise, tranchée, sans véritable échange.

Quelqu'un vous parle, puis soudain le dialogue s'interrompt. Plus de remarques, plus de discussions. Vous tentez de relancer la conversation, mais vous sentez que la personne reste figée dans sa position.

Alors vous cherchez à comprendre. Vous insistez parfois et finissez par demander :

  • Que se passe-t-il ?

Et la réponse tombe :

  • Rien. Je prends du recul.
  • Ah. D'accord. Tu as pris du recul. Mais pourquoi ?

Mais ce qui me frappe, c'est que cette décision a été prise seul. Sans concertation. Sans discussion.

Ce que nous aurions souhaité, c'est un appel, une conversation, un échange sincère où chacun exprime ce qu'il ressent et ce qu'il souhaite. Car c'est souvent du dialogue que jaillit la lumière.

À mes yeux, le problème fondamental des relations humaines est là : les gens ne discutent plus. Ils ne parlent plus. Ils décident seuls de ce qui est bon pour eux, mais aussi de ce qui est bon pour les autres.

Et lorsque quelqu'un décide de ne plus parler à une autre personne, cette dernière ne comprend pas. Elle cherche des explications. Elle se fait des nœuds au cerveau.

Pourquoi agit-il ainsi ?
À quel moment cela s'est-il dégradé ?
Qu'ai-je fait de mal ?

Commencent alors les remises en question, la colère, la frustration. Et parfois, à force de tourner en boucle, la souffrance finit même par atteindre le corps.

Il existe aussi, dans ce fonctionnement, une forme de pouvoir. Peut-être même une forme de manipulation.

C'est considérer l'autre comme un objet que l'on déplace selon ses envies.

Hier, tu étais dans la case A8. Aujourd'hui, j'ai décidé de te mettre dans la case E5. Voilà, c'est ainsi.

Et si la personne répond :

  • Mais cela ne me convient pas.

La réponse implicite devient :

  • Ce n'est pas mon problème. J'ai décidé de te mettre dans la case E5. Si tu ne veux pas y rester, libre à toi de partir. Mais de toute façon, je ne te mettrai nulle part ailleurs.

C'est peut-être là le problème fondamental de nombreuses communications qui n'en sont plus vraiment. Les gens vous rangent dans une case et, si vous avez le malheur d'en sortir, ou simplement s'ils n'ont plus envie de vous y voir, alors tout s'arrête. Vous n'avez plus votre mot à dire.

Ce n'est pas la rupture qui fait souffrir, c'est l'absence de dialogue qui l'accompagne pour aider à comprendre les desseins de l'autre et à mieux accepter pour passer à autre chose.

Au fond, je crois que nous sommes beaucoup plus seuls dans nos relations que nous aimerions l'admettre.

Et cette solitude relationnelle est peut-être l'une des choses les plus importantes que je viens de comprendre.

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