Le rire est liberté
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Si l’on en croit les Écritures, l’homme a été créé par Dieu, en dernier, à la fin de la Création parce qu’il était le mieux conçu, à la perfection.
Il lui a donné la parole qu’il est le seul à posséder…
Mais il y a une autre chose que les hommes possèdent aussi et pas les animaux : c’est le rire !
Et c’est pour ça que le livre « Le Nom de la Rose » d'Umberto Eco et le film éponyme tourne autour de cette idée et de l’interdiction de lire le second tome de « la Poétique » d’Aristote consacré à la comédie !
Dans un passage du "Traité des parties des animaux" Aristote (Philosophe grec du IVème siècle av. J.-C.) défend l’idée que l’homme est le seul animal qui ait la faculté de rire. Bien avant Rabelais (au XVIème siècle), puis Bergson (au XIXème siècle), il dit ‘le rire est donc un acte mécanique naturel de l’homme qui doit tirer sa source de quelque chose, d’une réaction instinctive ou d’une idée’.
Au Moyen-âge, le rire est un acte hérétique et profanateur : le rire est subversif, car il est une forme d’exutoire.
La bibliothèque de l’Abbaye Bénédictine, située dans les Alpes, côté italien, où se rend Guillaume de Baskerville et son aide Adso de Melk, renferme la plus grande bibliothèque de toute la Chrétienté. C’est un lieu qui contient tout le savoir universel depuis des siècles !
Et dans ce roman policier médiéval — mais qui est bien plus qu’un roman policier — Guillaume de Baskerville découvre très vite que la clef de l’énigme des morts qui se succède autour de lui se trouve dans la gigantesque bibliothèque construite sous la forme d’un labyrinthe, dans laquelle le savoir se perd.
Du moins, c’est ce que croit l’Inquisition, car selon Jorge Luis Borges (écrivain Argentin) "les livres s’influencent les uns les autres dans une sorte de transmission héréditaire". Et ainsi, qu’ascendant et descendant se transmettent le savoir, de génération en génération, sous une forme diluée, certes, l’essence de ce qui est contenu dans ces livres s’étant évaporé, mais dont il garde l’essentiel au fil des transmissions.
Le livre a donc un impact sur la conscience des individus.
Cette bibliothèque, l’élément central du livre, renferme tous les savoirs de l’humanité dont la chrétienté ne tient pas à diffuser les secrets.
Magistrale démonstration du pouvoir de l’écrit en tant que menace pour tous les fanatismes et merveilleux moyens d’ouverture à un monde fait de tolérance, de culture, de liberté qui se dresse en rempart contre l’obscurantisme.
Le rire qui permet de tout relativiser, qui apporte la paix, la sérénité, démonte les mécanismes de la peur et est un désinhibiteur naturel et qui permet la réconciliation.
Le rire qui fait tant de bien qu’on ‘meurt de rire’ parfois…
Ce rire que les animaux n’ont pas, même s’ils ont la joie...
Ce n’est pas la suprématie de l’homme que le rire évoque, c’est sa liberté !
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