Ce blog propose une réflexion philosophique sur l'actualité. Il recense les nouveautés en marketing et en communication.
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Il était une fois, des contes de fées, à lire, en famille, autour d'un feu de bois, pour vous évader et rêver.
Des histoires, de pure imagination, virevoltantes et drôles, étranges et humoristiques qui vous emporteront dans des mondes imaginaires et extraordinaires, peuplés de rêves et de mystères.
Des histoires qui vous transporteront avec Zérina, capable d'entendre ce qui n'est pas dit, avec Violaine, entrainée dans une fabuleuse aventure en ouvrant son cadeau de Noël, avec Mélanie qui apprend à voir les choses autrement en découvrant les oeuvres d'art.
Vibrer, aussi, avec la fable "le lynchage" qui vous montre que rien n'est acquis et que tout peut basculer d'un jour à l'autre.
Suivez Germaine qui franchit le cap de son dernier voyage.
Riez avec le récit, cocasse, de "l'héritier".
Laissez-vous emporter par le suspens qui règne dans cette ville mystérieuse où rien ne se passe comme prévu et où les gens ne sont pas ce qu'ils paraissent être.
Frémissez avec l'histoire de Maggi aux prises avec les démons de sa mémoire.
Attendrissez-vous devant Gipsy, le petit teckel, si affectueux.
Egarez-vous avec Robert, le garde forestier, dans sa forêt enchantée, peuplée d'amour et de lutins.
Enrichissez-vous de la morale de la fable du berger et de l'agriculteur.
Enquêtez aux côtés d'Albon et devenez justicier le temps d'un conte en résolvant un mystérieux vol de bijoux.
Emerveillez-vous et laissez-vous emporter par la magie de ces contes féériques.
Lisez ces fables merveilleuses, mystérieuses et touchantes, peuplées de tendresse, de bonheur et d'amour.
Et si, en cette période d'introspection, on en profitait pour retrouver les vraies valeurs : l'amour de son prochain, de sa famille, de ses enfants, de ses amis, de sa tendre moitié...et si, en ce moment de recueillement, on en profitait pour méditer, pour donner un sens à sa vie, à ses buts. Et si on retrouvait ses vraies envies, et quon réfléchissait à changer ce qui doit l'être, ce qui na plus de raison d'être, ce qui est désuet, fade, inutile...et si tout simplement on décidait que cest le moment pour nous d'être heureux et de rechercher le bonheur...a tout prix ! Parce que la vie est belle mais elle est courte et qu'il faut profiter pleinement de tous les instants qui passent qui sont autant de petits bonheurs à glaner de ca, de là, au gré de notre fantaisie...passer un très bons moment à la rencontre de vous-même....
Shopenhauer, pour expliquer la distance idéale a recours à une allégorie celle des hérissons issus d’une légende sibérienne : des hérissons se trouvent dans un endroit désert et gelé. La neige et la glace les entourent : ils ont froid. Ils grelottent, éloignés les uns des autres, frigorifiés et risquant de mourir de froid. Ils ont alors l’idée de se rapprocher physiquement pour se réchauffer. Ce faisant, ils finissent par se blesser avec leurs poils hérissés et piquants. Alors les hérissons prennent de la distance et s’éloignent les uns des autres pour ne plus éprouver cette souffrance. Mais, alors, ils souffrent à nouveau du froid glacial qui leur perce les os. Dilemme…
Ainsi font les hommes qui sont incités à se rapprocher, s’unir à l’autre et à se regrouper. Mais qui découvrant les défauts de l’autre, les font s’en éloigner.
Pourtant nous ne nous pourrions pas vivre sans le regarde de l’autre, car c’est ce regard qui nous donne une existence qui nous renvoie une image de nous telle que l’autre la voit.
Freud a repris à son compte cette histoire en se demandant si nous sommes des hérissons qu’elle est la juste distance pour avoir chaud sans se faire mal ?
C’est tout le paradoxe de la relation à autrui l’autre, cet alter ego, cet autre soi-même, qui en même temps est différent de soi, séparé, et aussi "moi", en tant que sujet.
Autrui est donc à la fois un autre et le même. C’est pourquoi la relation à l’autre est essentielle pour prendre conscience de son existence propre. C’est par sa présence, par son regard, qu’autrui me fait prendre conscience de ce que je suis. Pour savoir que j’existe, j’ai besoin de cet autre.
Malgré cela, Sarte n’a-t-il pas dit, dans l’Etre et le néant, que « l’enfer, c’est les autres » ?
Dans l'être et le néant, Sartre, pour présenter sa théorie de la mauvaise foi, prend l'exemple du garçon de café qui « joue au garçon de café » comme d'autres, vont jouer au professeur ou à l'employé modèle…Tout ça pour s’arroger une existence qui lui permet d'échapper à son propre néant, pour se consoler, en quelque sorte, de ce sentiment de sa propre vacuité.
Il est en effet souvent plus facile, comme on ne sait pas qui l'on est, d'être ce que l'on paraît être. Pour donner une existence à cet être qui est trop abstrait pour nous, on essaie de le rapprocher de choses matérielles palpables comme, par exemple, l'apparence physique ou des qualités, où encore le métier que l'on joue…
Et c'est comme ça qu'on peut, de façon inconsciente, adopter un rôle et coller à ce rôle de plus en plus.
Il existe une infinité de rôles : le rôle de la bonne ménagère, le rôle de l'employé modèle, le rôle de l'étudiant irréprochable ou du bon lycéen…Et, se faisant, on se limite parce que l'on n'est pas « que » son métier. On n'est pas « que » sa beauté physique. On n'est pas "que" son intelligence. On est bien autre chose...
Et cette identification que l'on fait par rapport à cette tangibilité, à cette matérialité, fait que on a peur de « ne pas être assez ». Ne pas être assez bon à l'école. Ne pas être assez fort dans son domaine. Ne pas être assez professionnel dans son métier, pas être assez intelligent, pas être assez beau, pas être assez compétent…
En conséquence, on finit par penser que l'on est apprécié, non pas pour ce que l'on est mais en fonction des attributs dont on se dote. Alors que ces attributs sont extérieurs à soi-même. Ils sont donc secondaires.
Et comme on n'arrive pas à définir ce que l'on est, alors on s'accroche à ce que l'on paraît. Et à tous ces éléments que l'on pense être suffisant à nous définir, alors qu'ils nous amoindrissent puisqu'ils ne sont qu'une partie de nous, voir même pas nous-mêmes.
C'est ce qui fait que lorsque l'on critique quelqu'un pour son apparence physique par exemple, la personne le reçoit comme si c'était une critique de sa propre valeur qui était remise en question et elle est blessée pour ça. Et on sait les conséquences que ça aura en fonction des différents types de personnalité.
Tout cela, c'est à cause de l’ego.
Qu’est-ce que l’égo ? Une représentation que l'on a de soi-même, c'est à dire une construction mentale autour de l'idée qu'on se fait de soi-même. Et si on prend une fausse identité, cette fausse identité, ce rôle va faire écran à notre vraie nature.
Et pourtant, on s'accroche à ce rôle, à cette idée que l'on a de nous et on est prêt à le défendre jusqu'au bout. Ce qui veut dire que l'ego va prendre le pouvoir de ce que l'on est vraiment et s'exprimer à notre place. Donc, en quelque sorte, il nous amoindrit et il nous étouffe.
Cette réflexion de Sartre va bien plus loin que la simple analyse de la mauvaise foi. Je fais un travail, je fais la tête parce que je vais au travail et c'est de la mauvaise foi. Parce que si tu vas au travail, c'est que tu le veux bien, mais tu as toujours la possibilité de ne pas aller au travail, même si ça entraîne des conséquences financières où sociales pour toi.
Cette réflexion de Sartre va donc plus loin puisque, en fait, elle met en lumière l’ego que chacun a en lui et cette différence de l'être par rapport au paraître. De l'être et du néant.
Comme on ne sait pas qui l’on est, on est dans le néant et pour sortir de ce néant parce que l'on sait pas ce qui l'on est, on adopte un rôle qui nous permet d'être ce que l'on pense que l'on est, alors que l'on ne fait que paraître ce que l'on est, et que l'on n'est pas ce que l'on est vraiment.
On a coutume d'opposer le sujet, à l'objet. Ainsi, il y aurait, d'un côté la personne vivante et consciente d'elle-même et, de l'autre, la chose inerte et sans âme.
Prenons l'exemple d'une pierre. Concevons cette chose simple qu'est une pierre. Elle, reçoit une quantité précise de mouvement d'une cause extérieure qui lui donne l'impulsion. Par la suite, l'impulsion de la cause extérieure ayant cessé, la pierre poursuivra nécessairement son mouvement.
Ensuite, concevons maintenant, que la pierre pense tandis qu'elle poursuit son mouvement. Elle sait qu'elle s'efforce autant qu'il est en elle de poursuivre ce mouvement. Et bien dans la mesure où elle n'est consciente que de son effort et qu'elle est tout sauf indifférente, cette pierre croit être parfaitement libre et persévéra dans son mouvement sans nul autre cause que parce qu'elle le veut, croit-elle.
Cette histoire a été raconté par Spinoza dans une Lettre en 1674.
En vertu du principe d’inertie, nous savons qu’une pierre en mouvement tant à persévérer dans son mouvement. Elle, poursuit son mouvement à la même vitesse et selon une trajectoire rectiligne tant que rien ne l'arrête ou ne la dévie, comme un frottement par exemple. Si cette pierre prenait soudainement conscience de son mouvement, elle s’imaginerait qu'elle roule, ainsi, librement.
Or, la réalité est tout autre. La pierre ne tient pas cette impulsion d'elle-même, mais d'une « cause externe ». Cette illusion viendrait du fait qu’elle ignore la véritable cause de son mouvement.
Il en est de même des hommes dont les désirs différant viennent de l'influence d'éléments extérieurs sur eux. Les hommes se vantent d'être libre, mais cette fameuse liberté consiste uniquement dans le fait que les hommes sont conscients de leurs appétits et ignorants des causes par lesquelles ils sont déterminés.
« C'est ainsi, écrit Spinoza, que le bébé croit librement appéter le lait ; que l'enfant en colère croit vouloir la vengeance et que le peureux croit vouloir fuir ».
Mais les hommes ne forgent cette croyance que parce qu'ils sont à la fois conscients de leurs désirs et ignorant des véritables causes de leur désir.
Spinoza soutient donc que la conscience fabrique des illusions parce qu'elle est seulement partielle : c'est sous l'effet de l'ignorance que les hommes s'enferment dans des préjugés sur eux-mêmes.
Nos états psychologiques et physiques sont changeants et multiples.
Le temps passe. Et les ravages du temps, sur notre être, laissent des traces indélébiles.
Quand vous regardez des photos de votre enfance dans l’album de famille et que vous vous regardez dans la glace en même temps, vous vous apercevez que vous avez beaucoup changé.
Pourtant, vous savez intuitivement que c'est bien vous ce bébé qui dort, cet adolescent qui rit.
Malgré le temps écoulé qui a transformé votre corps et votre esprit, vous êtes toujours essentiellement la même personne.
« Nos états de conscience changent, mais la conscience demeure identique dans la colère ou la joie, nous sommes toujours, fondamentalement, la même personne » affirme Kant.
Si nous avons la conviction d'être toujours la même personne, malgré la diversité de nos états de conscience, c'est parce que la conscience semble réaliser une unité.
Mais si avoir conscience, c'est toujours avoir conscience de soi, cette conscience de soi n'est pas, contrairement à ce que pense Descartes, connaissance de soi.
« J'ai conscience que je suis et non pas de ce que je suis » écrit Kant.
Donc lorsque je pense, que je lis (du verbe lier) ou que je lis (du verbe lire), je fais acte, à la fois, de synthèse et de liberté.
Penser, c’est relier. La pensée unifie nos représentations. La conscience rassemble mais ne se connaît pas.
La conscience ne peut pas maîtriser l'écoulement temporel qui lui rappelle sa condition mortelle.
L'homme alors se détourne du passé, du présent : « ainsi nous ne vivons jamais, mais nous espérons de vivre » écrit Pascal.
Seul le divertissement (du latin divertere, se détourner de) c’est-à-dire l'agitation, les contacts sociaux, l'activité professionnelle, les responsabilités, lui permettent de supporter la vie.
Car l'homme ne supporte pas de rester seul avec lui-même.
Le temps et l'existence. Les 2 éléments clés, le temps et la mort sont pourtant ce qui définit le mieux l'existence humaine.
Le sens de la temporalité est en effet partie intégrante de l'humanité de l'homme. Il habite nos projets ou nos souvenirs, nos promesses, ou nos remords, mais aussi la totalité de nos actes.
Mais nous savons aussi que ce temps est limité, destiné à finir. Notre existence se définit de manière essentielle par rapport à l'horizon de la mort, qui demeure à la fois inéluctable et inconnaissable.
On peut dire que cette alliance de savoir (nous sommes conscients d'être mortel) et d'ignorance (nous ne savons pas ce qui signifie exactement « être mort ») caractérise l'existence humaine.
C’est un ensemble de phénomènes chimiques physiques…etc qui, ensemble, forment un tout nécessaire à la vie.
Les étoiles en mourant libèrent les atomes nécessaires à la construction du vivant.
De minuscules bactéries de couleurs bleues, il y a 2,3 milliards d’année, libère de l’oxygène dans l’océan et oxyde le fer. C’est ainsi que nous avons pu créer le fer et l’acier.
De même, des algues microscopiques à coquilles calcaires, forment des couches de sédiments qui fournissent le ciment et le béton.
Dans le même esprit, il y a quelques centaines de millions d’années, du plancton se dépose au fond de la mer qui, en se décomposant, se transforme en un liquide visqueux noir ou marron, fluide et léger : le pétrole prisonnier dans des cavités rocheuses.
C’est à partir de l’écorce du saule blanc que l’on obtient la salicyline d’où découle l’aspirine.
Ce sont les vers de terre qui servent de fertilisants naturels dans le sol et qui nous permette d’avoir une alimentation variée.
En bref, la biodiversité, c’est la vie !
Bien d’autres exemples sont contés dans la merveilleuse BD d’Hubert Reeves « La biodiversité ».
La bonté, un acte gratuit et généreux, toujours récompensée.
La preuve ?
Une de mes amies, médecin, est une âme charitable. Elle aide les pauvres et les malheureux de façon spontanée.
Il y a quelque temps une jeune fille, à un malaise devant son cabinet au pont d’être obliger de s’allonger par terre, sur le trottoir. Mon amie la voit te demande à des patients qui attendaient de la porter sur le canapé de son bureau pour lui permettre de l’examiner. Cela fait, elle se rend compte que ce n’est pas grave et laisse la jeune fille se reposer le temps de se remettre tranquillement.
Cet exemple décrit, un parmi d’autres nombreux exemples des gestes généreux de mon amie. Elle donne de l’amour à l’univers qui le lui rend en retour.
Quelques jours plus tard, la jeune fille est revenue avec un ballotin de chocolat en signe de remerciement.
D’autres remercient à leur façon l’aide que mon amie leur porte. Les uns, avec un bouquet de tulipes offert de façon spontanée, d’autres en apportant un repas à midi à mon amie, elle qui souvent pas le temps de déjeuner.
Tous ces gestes généreux et réciproques me rappellent l’offrande d’Abraham aux voyageurs étrangers venus lui apprendre que sa femme, Sarah, allait enfanter d’un garçon, Isaac.
Abraham alors ne se contente pas d’offrir à ses visiteurs l’eau et le pain, comme le veut la tradition, il fait préparer pour eux un grand diner dans la préparation duquel il met tout son cœur.
L’hospitalité d’Abraham et de Sarah, à un sens profond : être généreux et donner à celui qui n’a rien enrichit la personne qui le fait.
Mieux encore, donner quelque chose auquel on tient vraiment, se séparer d’un objet intime par exemple, c’est cela donner vraiment.
Tout comme Abraham était prêt à sacrifier son fils chéri, Isaac, en donnant un bien qui est pour lui le plus précieux, la chair de sa chair.
Sans aller jusqu’à cette extrémité, donner un bien qui nous est cher, c’est donner à l’autre la preuve de son importance à ses yeux et lui montrer combien on tient à lui.
Abraham a eu deux fils : Ismaël, le fils qu’il a eu avec sa servante Agar et Isaac, le fils qu’il a eu avec sa femme légitime Sarah — la souveraine — alors que, vieillissante, ils ne s’attendaient plus une grossesse.
Isaac — celui qui rit — grandit en souriant et en riant. Il fait le bonheur de ses parents. Mais Ismaël prend ombrage de cet amour et devient colérique et méchant envers son frère Isaac qu’il jalouse.
Abraham — dont le nom signifie père d’une famille nombreuse — est alors obligé de prendre une décision difficile : faire partir Ismaël et sa mère Agar de chez lui afin de retrouver la paix dans son foyer.
Ce faisant, il les abandonne à errer dans le désert avec juste un peu d’eau et de nourriture. Pourtant, alors qu’Agar et son fils se croyaient perdus, ils découvrent un puits d’eau fraiche et ils sont sauvés.
Il faut toujours garder espoir, quoiqu’il arrive, et foi en son avenir. La vie est faite d’épreuves à surmonter. Ces épreuves ne sont jamais insurmontables : elles sont destinées à nous apprendre des leçons de vie et à nous faire grandir. Il faut apprendre et comprendre de nos épreuves afin de continuer d’avancer pour réaliser notre mission de vie.
Ismaël a eu tort de jalouser son frère Isaac. Ce faisant, il a perdu la douceur d’une vie de famille heureuse et sans soucis de nourriture. Parfois, dans la vie, il nous arrive de jalouser telle ou telle personne que l’on croit plus belle, plus riche, plus intelligente. En faisant cela, on se punit et l’on s’empêche d’aimer. Donc on se fait du mal à soi-même comme Ismaël qui a tout perdu alors que les autres ne sont pas touchés et continue leur vie.
Apprendre à partager l’amour comme le reste permet de gagner le bonheur. Savoir ce que l’on est. Préférer l’émulation à la jalousie. Chercher à rattraper le niveau de l’autre, sans le rejeter, est le secret du bonheur.
Et si l’on est soumis à des épreuves très dures et que l’on pense ne pas pouvoir s’en sortir, garder toujours espoir, au fond de soi, et foi en un avenir meilleur et plus serein.
Et se dire que si cela doit être, cela sera grâce à la confiance en soi.